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jeudi 20 août 2020

La tête dans les étoiles de Jen Wang


Titre : La tête dans les étoiles
Autrice : Jen Wang
Genre : BD
Editions : Akileos
Parution : 16 octobre 2019
Nombre de pages : 214
Mots clés : amitié, maladie

Mon avis :

Jen Wang s'est fait connaître du grand public avec Le pince et la couturière, une bande-dessinée ultra récompensée et à juste titre. Dans La tête dans les étoiles, l'autrice aborde d'autres problématiques et s'avère être la plus personnelle de ses œuvres...

Christine et Moon n'ont à première vue rien en commun. Christine est élevée dans une famille catholique de classe moyenne-supérieure, joue du violon et fait figure de fille modèle à l'école. Moon est la nouvelle, atypique, un peu délurée et n'ayant pas sa langue dans sa poche. Elle fait peur aux autres enfants, mais une fois la barrière de la première rencontre cassée, elle devient appréciée. Et ces deux filles vont alors devenir super amies, grâce au fait qu'elles soient voisines et qu'elles décident de participer à un concours organisé par l'école. C'est un spectacle de danse qu'elles choisissent, Moon étant une grande férue de Kpop.

La tête dans les étoiles, c'est d'abord l'amitié au sens pur du terme. La rencontre, la relation et les liens entre deux jeunes filles de deux milieux différents. Mais comme la vie, rien n'est rose, et la jalousie va s'en mêler. 

Mais ce one-shot est aussi l'occasion de traiter d'un autre sujet : la maladie. Jen Wang prend le revers du fantastique, même si celui-ci est au final peu exploité. Moon affirme en effet venir des étoiles, voir des créatures dans le ciel. Son amie se dit qu'elle a une imagination trop débordante, et personne n'y fait plus attention que ça. Au final, Moon n'est pas une extraterrestre. Elle est atteinte d'une tumeur, qu'il faut opérer. Quid de son état post-opération ? Sera-t-elle toujours la même ?

La conclusion est plutôt touchante, car pour Christine et les autres, Moon sera toujours extraordinaire.

Si je dis que La tête dans les étoiles est l'oeuvre la plus personnelle de l'autrice et illustratrice, c'est parce qu'on apprend en fin de livre que l'histoire présentée est tirée de sa vie. Enfant, on lui a découvert une tumeur, comme Moon. Le texte et les photos rendent le tout encore plus touchant.

Il m'a néanmoins manquée un petit quelque chose pour être totalement conquise. J'ai été émue, mais peut-être aurais-je aimé voir plus d'attrait au fantastique et davantage de lien entre les deux filles. J'ai trouvé l'attitude de Christine notamment vraiment cruelle et blessante, et Moon lui pardonne bien vite. Un grand cœur que cette fille-là.

La BD La tête dans les étoiles est indéniablement moins marquante que Le prince et la couturière, mais elle demeure sympathique, touchante, humaine, vraie et plein de bons sentiments. 

Note : 4/5

mercredi 19 août 2020

Dans la forêt de Jean Hegland


Titre : Dans la forêt
Autrice : Jean Hegland
Genre : Science-fiction
Editions : Gallmeister
Parution : 3 janvier 2017
Nombre de pages : 301
Mots clés : post-apocalyptique, nature, survie

Mon avis :

Plusieurs années après sa traduction et le succès qui s'en est suivi, j'ai décidé de me pencher sur Dans la forêt de Jean Hegland. Et j'aurais aimé être au courant de certains contenus avant ma lecture. Loin de rejoindre l'avis général, je suis plutôt mitigée à la suite de cette lecture. Elle fut longue et laborieuse. Diverses raisons l'explique, et ma chronique contiendra des spoilers.

Le rythme, d'abord. Au début du récit, la fin du monde tel qu'on le connait est déjà acté. Neil et Eva sont deux sœurs devenues orphelines qui survivent comme elles peuvent dans cette terre devenue étrangère. Alors que l'une rêvait de devenir danseuse et l'autre d'entrer à Harvard, leurs plans tombent à l'eau, et l'avenir parait incertain. Elles vivent recluses, loin de toute civilisation. S'il en reste une, du moins.

Dans la forêt, c'est d'abord des espoirs brisés et une tentative de continuer à vivre malgré tout. C'est constamment des retours en arrière de la part de Neil dans son journal, évoquant des souvenirs avec ses parents ou encore de parler d'Eli, le garçon pour qui elle craque. Cela amène donc une véritable lenteur et des passages fortement ennuyants. 

C'est d'ailleurs à partir de l’apparition d'Eli que le récit trouve un certain tempo et n'est plus barbant. Il vient bousculer ce quotidien bien établi entre les deux sœurs, et provoquer les premiers émois chez Neil.

Mais l'amour ne semble pas l'emporter sur les liens familiaux, et très vite, on retombe dans le duo Eva-Neil. Jusqu'à deux scènes qui m'ont choquée et dégoûtée. Je veux parler de l'inceste entre les deux sœurs et du viol que subit Eva

Si je sais à quel point les hommes sont horribles, je suis toujours profondément mal à l'aise en lisant un instant de viol. Il est courant d'en retrouver dans les histoires, car nous les femmes savons sans doute que les hommes font et feront toujours des actes abjectes. Mais j'étais encore plus sidérée quand la victime décide de garder son enfant. 

Concernant l'acte sexuel entre les deux femmes, il est surtout évoqué à travers cette découverte du corps de l'une et l'autre. Il est dit explicitement et ne semble intervenir qu'à un seul moment. Il n'empêche qu'il est inscrit noir sur blanc, de façon indélébile et c'est ultra dérangeant. 

J'ai par la suite pas mal décrochée, même si quelque chose faisait que je continuais ma lecture. La curiosité de savoir comment tout ça allait finir. Et au final, rien de bien surprenant. 

Quand on pense que ce roman a déjà plus de 20 ans, on comprend à quel point les questions écologiques sont primordiales. Le monde apocalyptique imaginé par Jean Hegland fait froid dans le dos car on sait qu'il est réaliste. Une chose de cette envergure pourrait arriver n'importe quand n'importe où. Les dystopies et récits post-apocalyptiques sont dans le vrai, car on sait que le monde dans lequel on vit n'est pas fait pour perdurer indéfiniment. Virus, rupture des ressources naturelles, guerre mondiale. Dans le fond, on ne sait pas ce qui provoquera la chute de notre milieu, de nos communautés, de notre humanité. Mais cela surviendra un jour ou l'autre. 

Ici, Jean Hegland fait longtemps demeurer l'espoir, mais conclut son roman par une volonté d'accepter la réalité et de vivre avec. Changer sa manière d'être et de pensée pour repenser la société de demain. 

Note : 3/5

lundi 17 août 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 3


Qui dit nouvelle semaine dit nouveau CLQLV ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 



2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 



3. Que vais-je lire ensuite ?



Mes articles livresque de la semaine passée ?

vendredi 14 août 2020

La peur au placard de Perrine Leblan


Titre : La peur au placard
Autrice : Perrine Leblan
Genre : Jeunesse
Editions : Oskar
Parution : 21 juin 2015
Nombre de pages : 78
Mots clés : homosexualité, LGBTQIA+, jeunesse

Mon avis :

Il y a des petits livres comme ça, qui, en quelques pages, arrivent à transmettre des messages forts et importants. La peur au placard en fait partie. 

Dans ce court récit, Perrine Leblan décrit la vie d'Elsa, une adolescente perdue. Elle est obnubilée par sa camarade de classe, mais ne sait pas, à peur de mettre un mot dessus. Alors elle le cache, car elle sait comment sont traitées les femmes qui aiment les femmes. Il suffit de voir le traitement infligé à Chloé, les injures dont elle est victime.

Elsa est à l'image de toutes ces filles qui n'ont pas pu, su exprimer qui elles étaient. Par honte, par peur, par rejet. Son désarroi, on le ressent et l'ami de sa mère, Phil, l'épaule et la conseille. Il sait ce que c'est. 

Il n'est pas le seul personnage compréhensif; il y a aussi Chloé. Cette amie qu'on insulte de "lesbienne" parce qu'elle est différente. Celle qui parler de transandité, de non-binarité. La communauté LGBTQIA+ est encore peu représentée dans la littérature jeunesse, et c'est important de voir exprimer ici ces sujets. Car iels existent et doivent se retrouver dans nos lectures, de plus en plus je l'espère à l'avenir.

Mais l'autrice parle principalement de l'homosexualité, et Elsa, c'est surtout le reflet de sa créatrice. Ce roman est un beau message d'acceptation de soi, de tolérance et d'amour. A mettre entre toutes les mains. 

Note : 4,25/5

L'île des femmes de la mer de Lisa See


Titre : L'île des femmes de la mer
Autrice : Lisa See
Genre : Littérature contemporaine, historique
Editions : Pygmalion
Parution : 24 juin 2020
Nombre de pages : 400
Mots clés : haenyeos, amitié, drame

Mon avis :

Lisa See est une autrice américaine ayant un ancêtre chinois. C'est dans ses origines qu'elle puise une grande partie de son inspiration et qu'elle a écrit ses plus grands succès, comme Filles de Shanghai et Fleur de Neige. Ici, elle quitte sa muse habituelle pour partir un peu plus au sud. En Corée du Sud précisément, sur l'île de Jeju

Comment ne pas faire le rapprochement avec Filles de la mer de Mary Lynn Bracht, qui prenait place également sur cette île ? Mais seul le sujet est similaire, car la manière de le traiter est très différente. Dans Filles de la mer, c'était les conséquences de la seconde guerre mondiale qui était au cœur du destin des deux sœurs héroïnes. L'île des femmes de la mer, lui, nous donne une fresque de cinquante années

On retrouve tout d'abord dans L'île des femmes de la mer un thème cher à Lisa See : l'amitié entre deux filles -comme dans Fleur de Neige. Mi-ja et Young-Sook ont des caractères opposées. L'une est orpheline et fille de collaborateur, l'autre est l'aîné d'une grande fratrie. Sur le papier, rien ne semble les rapprocher. Mais pourtant va se créer entre elles un lien indéfectible qui les suivra durant des années. Jusqu'à la déchirure. 

L'autrice aime construire et cultiver des relations fortes et sincères. Peut-être est-ce pour cette raison que je fus moins touchée par ces deux femmes que durant ma lecture de Fleur de Neige. Le schéma me paraissait similaire, même moins puissant. Pour autant, Lisa See décrit avec justesse cette connexion entre deux êtres qui se sont aimés, retrouvés, écorchés, pardonnés. 

Le récit se découpe en plusieurs branches. L'une se tient dans le présent, avec une Young-Sook âgé de 85 ans, toujours habitant Jeju. Elle va rencontrer la petite fille de Mi-ja et sa famille. Cela va faire jaillir les souvenirs de l'héroïne. C'est son point de vue qui alimente la majeure partie du roman, commençant en 1938 durant son enfance jusqu'au présent, en 2008. 

Les descriptions des haenyeo, de leur façon d'être et de faire, sont écrites en profondeur. Leurs pertes, également, qui pour le coup sont revenues de façon récurrente -créant une espèce de répétition, même. Le choix d'ancrer son récit dans cette société matrifocale est instructif, intéressant et nous fait davantage découvrir ces plongeuses qui étaient encore inconnues il y a quelques années. 

D'autres thématiques chéries par l'autrice sont présents dans ce roman : la place des femmes, leur rôle, leur perception à travers l'espace, le temps et le lieu. Oui, l'île de Jeju est matrifocale : la société tourne autour des femmes. Elles apportent nourriture et argent. Mais les décisions et le pouvoir sont l'apparat des hommes, et c'est un fils qui est attendu dans chaque famille pour célébrer les ancêtres et hériter des terres. On reste dans une domination des hommes sur les femmes, même si celles-ci jouissent d'une indépendance financière sans égale et d'un rôle et d'une réputation imposant le respect. Elles sont pour la plupart analphabètes et dédiées à la mer. 

Lisa See nous narre à plusieurs reprises les différents points de vue, que ce soit de Mi-ja, de Young-Sook, de Joon-Lee -fille de Young-Sook- ou encore de Jun-bu -mari de Young-Sook. Tous·tes ont une idée de la place de chacun·e, des droits et des devoirs que doivent avoir les femmes, les mères, les filles et les fils. Se bâtit tout au long de l'histoire les questions d'éducation, d'égalité et d'équité. 

L'île des femmes de la mer est un roman émouvant, qui vire au drame à divers reprises. Le point culminant s'avère être le 16-17 janvier 1949. Si les dommages peuplent la vie des haenyeo en mer, le danger vient aussi de la terre et des hommes. Cette partie est sans doute la plus déchirante, aussi bien à lire pour nous que pour les héroïnes. La fin est aussi bouleversante, même si presque trop rapide. Difficile de rester de marbre face aux malheurs qui traversent la vie de ces femmes. 

L'île des femmes de la mer vous parlera si vous aimez découvrir une autre culture, d'autres manières de voir et de penser les choses. Si la cause des femmes, leur combat, leur liberté, leur vie, est quelque chose d'important pour vous, alors lisez ce livre. 

Note : 4/5

lundi 10 août 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 2


Nouvelle semaine ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 



3. Que vais-je lire ensuite ?



mercredi 5 août 2020

Top 10 chansons : Florence + The Machine

Qui dit 5 du mois dit top 10 chansons !
Aujourd'hui, je vais vous parler de Florence + The Machine. Portée par sa chanteuse phare Florence Welsh, cette formation britannique a quatre albums à son actif. C'est assez récemment -il y a deux ans- que je me suis penchée sur Florence + The Machine et que j'ai apprécié leur musique. Depuis, j'écoute régulièrement ce groupe qui est un réel plaisir pour les oreilles !
Voici donc mon top 10 des chansons de Florence + The Machine.


10. Delilah (How Big, How Blue, How Beautiful, 2015)


9. The End Of Love (High As Hope, 2018)


8. Dog Days Are Over (Lungs, 2009)


7. Hunger (High As Hope, 2018)


6. Big God (High As Hope, 2018)


5. Shake It Out (Ceremonials, 2011)


4. You’ve Got The Love (Lungs, 2009)


3. Rabbit Heart (Raise It Up) (Lungs, 2009)


2. Ship To Wreck (How Big, How Blue, How Beautiful, 2015)


1. Third Eye (How Big, How Blue, How Beautiful, 2015)



Et vous, vous aimez Florence + The Machine ? Quel est votre top 10 ?
Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article. Pour savoir l'artiste ou le groupe qui sera à l'honneur, je compte sur vos suggestions, alors à vos claviers !

lundi 3 août 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 1


Bonjour tout le monde !

Je vous retrouve avec un nouveau rendez-vous, que j'avais déjà croisé sur plusieurs blogs. Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !
Je remercie mon amoureux pour ce visuel.


1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 


3. Que vais-je lire ensuite ?


Mes articles livresque de la semaine passée ?


samedi 1 août 2020

Playlist de juillet 2020

Ce mois de juillet a été plutôt pauvre en découvertes; j'ai peu écouté de choses nouvelles et intéressantes. Néanmoins, je vous propose une playlist encore garnie et variée, en espérant qu'elle vous plaise.

Set To Change - Still Torn
Foad - Grey Goo
Wren - Seek the Unkindred
Lezy - Philip Morris (c'est une amie alors n'hésitez pas à l'écouter!)
BOL4 & WH3N - New York
David Hallyday - Un Homme Libre
Uriah Heep - Lady In Black
Grey Daze - Just Like Heroin
Christophe Willem - Berlin
Haken - Prosthetic
Imperial Triumphant - Swarming Opulence
Hotel Books - I'm Almost Happy Here
Tilly Birds - คิด(แต่ไม่)ถึง
Roméo & Juliette - Les rois du monde
Indiana Jones - Raiders March


vendredi 31 juillet 2020

Bilan livresque - juillet 2020

Un mois plutôt tourné romans, visiblement ! Néanmoins, un bilan pas tant garni que ça, notamment parce que je suis partie à Berlin pendant près d'une semaine. Pas le temps de lire, donc, car j'étais en vadrouille ! 
En BD/mangas, Heartstopper est ma lecture chouchoute par excellence ! Je me suis aussi plongée dans une relecture de Shinobi Life. 
En romans, j'ai beaucoup apprécié Nymphéas Noirs, Les Métamorphoses et Strawberry Moon.


ROMANS / DOCUMENTAIRE


MANGAS / BD


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