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lundi 21 septembre 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 8


Nouvelle semaine, donc nouveau CLQLV ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?




2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 



3. Que vais-je lire ensuite ? 



Mes articles livresque de la semaine passée ?

jeudi 17 septembre 2020

Une maison de poupée d'Henrik Ibsen


Titre : Une maison de poupée
Auteur : Henrik Ibsen
Genre : Théâtre
Editions : Folio
Parution : 14 février 2013
Nombre de pages : 304
Mots clés : théâtre, inégalité homme/femme, mensonge, féminisme

Mon avis :

Sous ses airs de pièce anodine, Une maison de poupée d'Henrik Ibsen s'avère être une oeuvre intemporelle et féministe.

La poupée, c'est Nora. Mariée à Torvald Helmer, avocat qui va devenir directeur de banque, elle est l'image de la femme au foyer docile, frivole, enjoué et infantilisé par son conjoint. Pour accentuer avec le défaut préféré des machos, elle nous apparaît comme dépensière, chose que lui reproche gentiment son mari, tout en lui pardonnant ses incartades en la saupoudrant de surnom tous plus ridicules les uns que les autres. 

Le tableau dépeint par Ibsen va peu à peu voler en éclat, au gré des scènes. C'est la révélation principale de cette pièce de théâtre qui va enclencher un processus long, dont le dénouement ne se fera qu'en toute fin.

Nora est loin d'être aussi panier percé qu'on veut nous le faire croire. On apprend que son mari a été malade, et que pour payer un voyage primordial en Italie, elle a fait un emprunt. Mais pas auprès de n'importe qui; elle a demandé de l'argent à Krogstad, un homme qui n'est pas dans les petits papiers de Helmer. Ce dernier va la menacer de tout révéler, et une grande partie de la pièce repose sur ce secret qui ne doit pas être révélé.

De prime abord, on peut se demander en quoi ce prêt réalisé par Nora est si important. Pourquoi ne le dit-elle pas à son compagnon ? On est au XIXème siècle. Torvald est la figure de l'homme dominant, celui qui est le seul détenteur du patrimoine financier et qu'il n'accepterait pas d'être secouru par quelqu'un qu'il considère comme inférieur, c'est à dire sa femme.

En quoi Une maison de poupée est-elle immuable ? Pour diverses raisons. Elle montre les inégalités, avec un homme dominant et une femme soumise. Cette dernière a tout donné pour son époux, pour le bien de toute la famille et à quel prix ? 

Cette pièce de théâtre porte un message féministe fort à travers son personnage principal, qui de femme poupée, passé de son père à son mari, s'affirme et décide de penser par elle-même pour elle-même. Le miracle n'est pas celui auquel on pouvait penser...

Rares sont mes lectures de pièces de théâtre, mais celle-ci vaut son pesant de cacahuètes pour son personnage principal, ses thématiques et son dénouement. 

Note : 3,75/5

mardi 15 septembre 2020

Pumpkin Autumn Challenge 2020

Bonjour tout le monde !


Cette année, j'ai décidé de participer au fameux Pumpkin Autumn Challenge. J'ai la mauvaise manie de ne JAMAIS suivre ma PAL établie mais je veux y remédier cette année.
Vous le savez sûrement, mais le Pumkin Autumn Challenge est un rendez-vous annuel crée par Le terrier de Guimause. Le challenge s'étend du 1er septembre au 30 novembre. Trois menus, quatre sous-menus. De quoi donner plein d'idées et de vider sa PAL.
Voici ma liste pour ce PAC session 2020 !


- Je suis Médée, vieux crocodile ! (Trahison/Thriller/Policier/Horreur/Épouvante)
Une deux trois de Dror Mishani

- Les Chimères de la Sylve rouge (Gothique/Vampire/Créatures de la nuit)
 Dracula de Bram Stoker

Les supplices de la Belladone (Un livre à la couverture noire)
Et les vivants autour de Barbara Abel 
Thornhill de Pam Smy

- Esprit es-tu là ? (Fantôme/Fantôme du passé/Famille/Historique/Classique)
Cassidy Blake, tome 2 de Victoria Schwab
Kingdom, tome 13 à 16 de Yasuhisa Hara



Il fait un temps épouvantail ! (Halloween/Samhain/Automne)
Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz

Siroter un chocolat chaud sous les saules (Anthropomorphisme/Enfance/Feel Good/Cocooning)
Nick and Charlie d'Alice Oseman
Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

Fàfnir ton assiette, sinon pas de piécette ! (Créatures légendaires et fantastiques/Petit Peuple/Féerie/Conte/Légende/Mythe)
Coraline de Neil Gaiman

A Window to the Past (Sorcière/Sorcier/Magie/SFFF)
Jeanne de Mortepaille, tome 3 de Sophie Noël




Les rêves d'Aurore (LGBTQI+/Millitantisme)
La fille dans l'écran de Lou Lubie et Manon Desveaux
Le Racisme est un problème de Blancs de Reni Eddo-Lodge

Sarah Bernhardt, monstre sacré (Dramaturgie/Arts/Pièce de théâtre)
Une maison de poupée d'Henrik Ibsen

Les écailles de Mélusine (Féminisme/Transformation/Métamorphose)
Speak d'Emily Carroll (d'après le roman de Laurie Halse Anderson)
Peau d'homme de Hubert et Zanzim

Nausicäa de la Vallée du Vent (Nature Writing/Écologie/Nature/Post-apocalyptique)
Green Class, tome 2 de Jérôme Hamon et David Tako

lundi 14 septembre 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 7


Nouvelle semaine, donc nouveau CLQLV ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?



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Mes articles livresque de la semaine passée ?


vendredi 11 septembre 2020

Et les vivants autour de Barbara Abel


Titre : Et les vivants autour
Autrice : Barbara Abel
Genre : Thriller
Editions : Belfond
Parution : 5 mars 2020
Nombre de pages : 448
Mots clés : coma, conflits familiaux, drame

Mon avis :

Et les vivants autour est ma première incursion dans la littérature de Barbara Abel. C'est une autrice très appréciée par nos lecteurices, et j'étais donc curieuse de découvrir pourquoi.

L'écrivaine bruxelloise est spécialisée dans les thrillers psychologiques, où les non-dits et les secrets sont au cœur de la trame. Et les vivants autour ne déroge pas à la règle, car tout tourne autour de Jeanne, jeune femme de 29 ans dans le coma depuis quatre ans

Autour d'elle se trouve quatre personnages qui vont peupler ce roman de leur point de vue et leur vie respective. 

On a d'un côté Charlotte, la sœur. Elle possède un restaurant avec Christophe, son compagnon de longue date. Les affaires ne vont pas très bien... Charlotte désire être mère, est animée d'une jalousie très forte envers sa sœur, a de la rancœur contre sa mère qui ne l'a jamais aimé et est malmené par ce conjoint avec qui il y a de l'eau dans le gaze. Charlotte est la personne la moins irritante de ce récit, celle pour qui on souhaite une fin heureuse.

On a ensuite Jérôme, le mari. Ce dernier est comédien. Il joue actuellement dans une pièce auprès d'une Marie qui ne le laisse pas indifférent... Quatre ans sont passés, quatre ans de fidélité et si le couple nous est dépeint comme idyllique au début, les discordes apparaissent inexorablement au fil de la lecture... Tout n'est pas aussi beau qu'on veut bien nous le faire croire.

Enfin, Micheline et Gilbert clôturent la présentation des personnages clés de l'histoire. Ce sont les parents de Jeanne. Micheline est une femme au foyer aux rêves brisés et dévoué entièrement à sa fille. Gilbert, lui, est directeur d'une grande entreprise, à l'emploi du temps chargé et au caractère autoritaire qui refuse toute autre souveraineté que la sienne.

Ce joyeux tableau va être confronté à une nouvelle incroyable mais vraie, et à la suite de cela, les mensonges vont voler en éclat et les mésententes se faire entendre. D'un côté Micheline et son catholicisme exacerbant, Gilbert et sa rage, Charlotte et son incompréhension, Jérôme et sa volonté de liberté

Certaines révélations s'avèrent prévisibles, d'autres non. Le tempo est là, malgré peut-être quelques longueurs par-ci par-là mais qui n'entachent en rien la lecture. Les agissements des personnages, à commencer par Micheline, sont choquants. On en arrive à les détester d'une force, surtout le couple Mercier, avec cette figure paternelle bien trop dominante et cette femme au abord soumise mais diabolique et cruelle. 

En somme, Et les vivants autour est un pageturner efficace où le terme de thriller psychologique prend tout son sens. Barbara Abel est sans doute une autrice que je lirai davantage à l'avenir. 

Note : 4/5

jeudi 10 septembre 2020

Cassidy Blake, tome 2 de Victoria Schwab


Titre : Cassidy Blake, tome 2 : Plongée dans les catacombes
Autrice : Victoria Schwab
Genre : jeunesse, fantastique
Editions : Lumen
Parution : 27 août 2020
Nombre de pages : 298
Mots clés : fantômes, Paris, amitié

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Victoria Schwab, dans un registre jeunesse cette fois. Après un premier tome intéressant et prometteur, l'autrice remet le couvert avec un deuxième volume plus intriguant et happant.

Après Édimbourg, nous nous rendons à Paris en compagnie de Cassidy, de ses parents les Inspectreurs et de Jacob, l'ami fantôme de l'héroïne.

Dans ce deuxième tome, Cassidy va se rendre dans des endroits tous plus hantés que les autres... en commençant par les Catacombes, lieu emblématique de la capitale française. A la suite de cette visite, elle va se rendre compte qu'elle est suivie... par un esprit frappeur ! S'ensuit une course effrénée contre le temps, car le fantôme sème le trouble, la peur et le chaos petit à petit.

A côté de cet affrontement contre ce nouvel ennemi, encore plus puissant que la Corneille d’Édimbourg, la jeune fille découvre la ville, se fait une copine et en apprend surtout davantage sur son ami Jacob.

La relation entre Cassidy et Jacob n'en est que plus forte. La jeune fille lutte entre sa mission, ce qu'elle pense être le bien et le rôle de son ami dans tout ça. Les rêves qui l'habitent ne sont pas anodins, et notre héroïne se pose des questions sur la suite des événements.

Jacob aussi, montre ses doutes mais réussit à se confier. Ce dernier se révèle au fil de la lecture, et certaines de nos interrogations sont élucidées. D'autres, en revanche, viennent ponctuer le récit, notamment cette fin qui ne laisse pas présager un troisième volume de tout repos pour notre héroïne courageuse et intrépide

On ne sait pas quelle sera la prochaine destination de notre petit groupe, mais on a hâte de plonger de nouveau dans l'univers crée par Victoria Schwab. L'autrice a su intensifier le niveau dans ce deuxième livre, avec une intrigue plus passionnante et un rythme plus intense. Avec toujours une petite pointe d'humour et de vie quotidienne pour cette pauvre fille qui baigne dans le paranormal à longueur de journée. Mais elle a pu heureusement manger des pains au chocolat, alors la vie n'est pas si pourrie !

Merci aux éditions Lumen et à Netgalley pour l'envoi de ce bouquin.

Note : 4/5

mardi 8 septembre 2020

Nick and Charlie d'Alice Oseman


Titre : Nick and Charlie
Autrice : Alice Oseman
Genre : Young Adult, romance
Editions : HarperCollins
Parution : 5 août 2020
Nombre de pages : 176
Mots clés : amour, couple h/h

Mon avis :

Nick et Charlie sont les deux protagonistes d'Heartstopper, ce roman graphique d'une douceur extrême signé Alice Oseman. Ayant dévoré les trois tomes disponibles, c'était presque logique que je me penche sur la novella dédiée aux deux garçons.

On retrouve nos deux tourtereaux deux ans après l'action d'Heartstopper. Nick a terminé le lycée et va bientôt aller à l'université, à plus de 300km de l'élu de son cœur. L'enthousiasme du rugbyman alimente la tourmente de Charlie vis-à-vis de ce départ imminent.

On suit dans ce court roman le combat que mène Charlie, anxieux en permanence par l'éloignement qui s'approche et la peur de voir son couple exploser. Nick, de son côté, ne comprend pas le comportement de Charlie, qui se veut de plus en plus distant sans donner une raison apparente.

On retrouve par brides quelques personnages qui font l'objet des histoires d'Alice Oseman : Teri, la sœur de Charlie, ou encore Tao et Aled, les deux meilleurs amis du brun.

Au final, Charlie et Nick n'ont pas tant changé que ça. Quelques révélations nous font sourire, preuves que leur idylle a évolué durant les années. On apprend ainsi plusieurs événements qui vont se passer dans les prochains volumes d'Heartstopper (mais ce n'est pas si grave de les découvrir ainsi). Ils forment ce couple goal qui, malgré les difficultés, arrive à surmonter la pente et à vaincre l'adversité. Comme le dit si bien Aled "You are Nick and Charlie". Sous-entendu, vous êtes deux âmes faites l'une pour l'autre.

J'ai aimé me plonger de nouveau dans ce bain d'amour et de bienveillance, toujours juste. Normal de se questionner sur son avenir quand on a 17 et 18 ans. Compréhensible d'être inquiété de voir l'autre partir loin, chamboulant ce quotidien qui semblait être le leur. Charlie demeure celui qui peine à exprimer ses sentiments, ses doutes, ses craintes. Un peu comme dans Heartstopper, il se passe un temps avant que le garçon puisse faire jaillir le fond de sa pensée. Nick apparaît comme la bonne crème, un peu dépassé mais présent, constamment là pour aider son prochain.

Il n'empêche que ce sont deux personnages qu'on adore et qu'on veut garder ensemble coûte que coûte. Alice Oseman nous sert une vision mignonne et bienveillante d'un couple maladroit mais tellement amoureux.

Concernant le niveau lecture, je l'ai trouvé accessible. Il faut savoir que je n'ai pas un excellent niveau en anglais mais j'ai pratiquement tout compris, et surtout le plus important, l'histoire en elle-même. Alice Oseman a une écriture simple et fluide. Le tout est saupoudré d'illustrations -pas énormément mais suffisamment- allant de paire avec le texte.

De mon côté, ma lecture de Nick and Charlie marque surtout le début d'une longue immersion dans les romans de l'autrice. Je risque de me procurer au fur et à mesure toute sa bibliographie.

Note : 4,5/5

lundi 7 septembre 2020

C'est lundi, que lisez-vous ? - 6


Nouvelle semaine, nouveau CLQLV ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ? 


3. Que vais-je lire ensuite ? 



samedi 5 septembre 2020

Top 10 chansons : Trivium

On est le 5 du mois, ce qui veut donc dire nouveau top 10 chansons ! Et parmi vos suggestions, j'ai décidé de me centrer sur un groupe que j'aime énormément : Trivium. Autant vous dire que la sélection fut extrêmement difficile et que d'autres titres auraient pu figurer dans ce classement. 
J'ai découvert Trivium avec l'album Ascendancy, et ce fut une énorme claque. Vous l'aurez compris, il est de loin l'album que je préfère du groupe, expliquant notamment son omniprésence dans ce top. Mais c'est peut-être avec In Waves que je suis (re)devenue fan.  Pour autant, j'aime globalement tous les opus de la formation américaine.
Je les ai vu plusieurs fois en concert, mon chouchou demeurant celui de 2012 au Bataclan. 
Voici mon top 10 chansons de Trivium !

10. Trivium - Amongst The Shadows & The Stones (What the Dead Men Say, 2020)


9. Trivium - The Sin And The Sentence (The Sin And The Sentence, 2017)


8. Trivium - Kirisute Gomen (Shogun, 2008)


7. Trivium - Down From The Sky (Ascendancy, 2005)


6. Trivium - Rain (Ascendancy, 2005)


5. Trivium - Like Light To The Flies (Ember To Inferno, 2003)



4. Trivium - Drowned And Torn Asunder (Ascendancy, 2005)


3. Trivium - Pull Harder On The Strings Of Your Martyr (Ascendancy, 2005)


2. Trivium - Black (In Waves, 2011)


1. Trivium - In Waves (In Waves, 2011)


Et vous, vous aimez Trivium ? Quel est votre top 10 ?
Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article. Pour savoir l'artiste ou le groupe qui sera à l'honneur, je compte sur vos suggestions, alors à vos claviers !

vendredi 4 septembre 2020

Grisha, tome 3 de Leigh Bardugo


Titre : Grisha, tome 3 : L'oiseau de feu
Autrice : Leigh Bardugo
Genre : Fantasy, Young Adult
Editions : Milan
Parution : 24 octobre 2018
Nombre de pages : 381
Mots clés : Grisha, pouvoirs, amour,  amitié, confrontation

Mon avis :

Après un premier tome en demi-teinte (chronique ici) et un deuxième ayant remonté la barre (chronique ), il était temps pour moi de conclure avec la trilogie Grisha. Et j'ai trouvé ce dernier volume égal au rythme et au niveau du précédent.

Si vous n'avez pas encore lu Grisha, je vous invite à ne pas lire les mots qui vont suivre.

On avait quitté Alina et ses comparses dans un sale état. On les retrouve à la merci de l'Apparat, prêtre et homme d'influence qui leur offre un exil forcé dans la Chapelle Blanche, endroit caché et introuvable.

Le début est donc plutôt lent, jusqu'à la fuite des Grishas et de Mal. L'action débute véritablement ici, et est tempérée de façon assez judicieuse, alternant passages calmes et mouvementés.

Plusieurs points m'on plu, à commencer par le fait que certains personnages prennent un peu plus d'ampleur. Je pense à Genya, qui est mis au devant de la scène, même si pas dans les meilleures circonstances. Si on connaissait son passé, l'affronter n'est pas chose aisé et j'ai beaucoup apprécié sa relation avec David qui se concrétise enfin.

En revanche, à contrario, d'autres figures passent un peu à la trappe, notamment Nikolai qui devient secondaire rapidement. Sans être déçue ou attachée au bonhomme, il amenait une certaine fraîcheur et une intelligence au récit. Cependant, on sait qu'on le retrouvera dans King Of Scars, autre roman de l'autrice rattaché à l'univers Grisha. Il en est en effet le héros. Ce n'est donc pas si grave de le perdre en route précipitamment (même si il revient de façon fugace à quelques reprises). 

Du côté des autres protagonistes, le jeu du chat et de la souris est toujours d'actualité pendant une bonne partie de l'histoire entre Alina et Mal. Je ne vous cache pas que c'était un peu lourd, et que ça l'était beaucoup moins une fois leurs sentiments et leur destin acceptés

Je fais partie des gens qui ont une préférence pour Mal au détriment du Darkling. Ce dernier est d'ailleurs une nouvelle fois pas tant présent que cela, pour mon plus grand bonheur. J'avoue ne pas forcément comprendre l'engouement envers ce personnage qui représente à mon sens un cliché ambulant, tantôt déchiré, tantôt cruel. Très peu pour moi que d'avoir ce genre d'énergumène. 

Mal, parlons-en. Même si son côté "je suis une lame je ne vais plus te toucher" peut être agaçant et certaines révélations concernant sa relation avec Alina (comme par exemple le fait qu'il était déjà amoureux d'elle avant euuuuuuuuuuh... nope) ne sont pas très réalistes, je l'aime assez bien au final. Et lui avoir donné un rôle bien plus important que d'être le love interest de l'héroïne était cool.

Le titre de L'oiseau de feu prend là plus de sens que pour le livre précédent, car une réelle quête est notée et le troisième amplificateur se révèle capital.

Ce troisième volume s'avère être un pageturner efficace, l'intrigue tenant en haleine et le tempo ne descendant pas. Les événements et les rebondissements sont au rendez-vous. Néanmoins, on ne peut pas passer outre ce combat final décevant. Tout ça pour ça, a-t-on envie de crier. Seulement quelques pages sont dédiés à l'affrontement tant attendu entre Alina et le Darkling, et cela est dommage tant les préparations militaires et les joutes verbales semblaient ouvrir le chemin à un moment épique. 

Toutefois, je valide la conclusion de Leigh Bardugo, qui a mon sens est juste et logique. Je n'imaginais pas une fin triste ni ouverte, donc elle s'est révélée être similaire à mes attentes. 

Je suis contente d'avoir terminé cette saga, même si j'avoue être assez blasée du Grishaverse. Non pas dans son essence, mais dans son omniprésence. Si je peux comprendre l'enthousiasme autour de ce monde riche et diversifié crée par Leigh Bardugo, j'ai du mal à tenir la cadence et à vouloir me replonger dans le même bain. J'aime parfois qu'une histoire prenne fin, sans devoir me coltiner d'autres œuvres allant de paire. Cependant, je lirai certainement King Of Scars car je suis suffisamment intéressée et intriguée pour continuer à plonger dans l'imagination mise par écrit de Leigh Bardugo.

Note : 4/5