mercredi 30 septembre 2020
Bilan livresque - septembre 2020
lundi 28 septembre 2020
C'est lundi, que lisez-vous ? - 9
Nouvelle semaine, donc nouveau CLQLV ! Le "C'est lundi, que lisez-vous ?" est un article hebdomadaire adapté par Mallou du "It's Monday, what are you reading ?" du blog One person's journey through a world of books. Autrefois géré par Galleane, c'est aujourd'hui I believe in a pixie dust qui a pris la relève !
mercredi 23 septembre 2020
Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Bérard
Rarement il m'aura été donnée de rédiger une chronique sur un livre à la charge émotionnelle aussi intense. Car Il est juste que les forts soient frappés fait partie de ces romans qui marquent, qui laissent une trace et qui nous hantent. Quelques jours après, je songe encore à l'histoire de Sarah, et ça me broie, littéralement.
Disons-le tout de suite; Il est juste que les forts soient frappés ne va pas bien se terminer. Du moins, l'espoir n'a pas sa place car on sait d'emblée ce qui va arriver. On sait ce qui nous attend, l'issue à venir mais on ne peut se résoudre à l'inéluctable...
Le roman débute par la voix de son héroïne, qui nous apprend qu'elle est décédée à 42 ans, et que ce qui va suivre est son parcours. On débute à ses 20 ans, dépressive et suicidaire. Mais sa rencontre avec une psychiatre va l'aider à reprendre sa vie en main.
Elle est jeune, vie une histoire d'amour pas forcément idyllique. Et à sa rupture, elle rencontre Théo.
Il est juste que les forts soient frappés est en premier lieu une ode à l'amour, le vraie, fragile et sincère. Sarah et Théo forme un couple solide, un modèle. Et notre protagoniste morte nous raconte cela à travers des moments magiques, des instants chers, de ceux que l'on vit et qui peuple notre quotidien. Ces fous rires, ces expressions amoureuses, ces soirées entre ami·e·s. Et puis ces décisions. Celle de fonder une famille, par exemple.
Sarah et Théo deviennent parents d'un petit Simon. La vie est belle. Et deux ans plus tard, un autre bébé est en route. Sauf que la grossesse ne se passe pas si bien, Sarah souffre, Sarah développe une tumeur.
Coup de massue, uppercut en plein visage. On aborde là le deuxième aspect de ce roman; la maladie, son combat, son adversité puis l'acceptation, la résilience, la mort. Alors nous même, on prend part à cette lutte. On souhaite que cette femme bien trop jeune pour mourir s'en sorte. Qu'elle ne périsse pas de cette "saloperie de cancer". Mais on a beau le désirer, on est pourtant au courant que les choses ne vont pas bien se passer.
Alors l'auteur évoque ici un dernier point; l'après, le deuil, la reconstruction. Je dois dire, pour ma part, que ce fut les instants les plus difficiles à lire. Les plus désagréables, également. Je me suis attachée au personnage de Sarah, et si je conçois et sais que pour les autres, la vie doit continuer, c'était trop pour moi. J'ai donc eu en horreur la fin choisie par Thibault Bérard, alors que jusque-là, Il est juste que les forts soient frappés était triste et beau à la fois. Il en est devenu destructeur.
L'œuvre de Thibault Bérard est bouleversante. La vie est courte, peuplée de bonheur éphémères, d'événements à chérir. On ne sait pas de quoi demain est fait, ce qui peut nous tomber dessus. Il est juste que les forts soient frappés, c'est aussi ça. Rappeler l'importance de vivre. Mais il est aussi affreusement douloureux, et ne vous procurera pas que des sentiments agréables. Vous êtes prévenu·e·s.
Note : 4,5/5
lundi 21 septembre 2020
C'est lundi, que lisez-vous ? - 8
jeudi 17 septembre 2020
Une maison de poupée d'Henrik Ibsen
Sous ses airs de pièce anodine, Une maison de poupée d'Henrik Ibsen s'avère être une oeuvre intemporelle et féministe.
La poupée, c'est Nora. Mariée à Torvald Helmer, avocat qui va devenir directeur de banque, elle est l'image de la femme au foyer docile, frivole, enjoué et infantilisé par son conjoint. Pour accentuer avec le défaut préféré des machos, elle nous apparaît comme dépensière, chose que lui reproche gentiment son mari, tout en lui pardonnant ses incartades en la saupoudrant de surnom tous plus ridicules les uns que les autres.
Le tableau dépeint par Ibsen va peu à peu voler en éclat, au gré des scènes. C'est la révélation principale de cette pièce de théâtre qui va enclencher un processus long, dont le dénouement ne se fera qu'en toute fin.
Nora est loin d'être aussi panier percé qu'on veut nous le faire croire. On apprend que son mari a été malade, et que pour payer un voyage primordial en Italie, elle a fait un emprunt. Mais pas auprès de n'importe qui; elle a demandé de l'argent à Krogstad, un homme qui n'est pas dans les petits papiers de Helmer. Ce dernier va la menacer de tout révéler, et une grande partie de la pièce repose sur ce secret qui ne doit pas être révélé.
De prime abord, on peut se demander en quoi ce prêt réalisé par Nora est si important. Pourquoi ne le dit-elle pas à son compagnon ? On est au XIXème siècle. Torvald est la figure de l'homme dominant, celui qui est le seul détenteur du patrimoine financier et qu'il n'accepterait pas d'être secouru par quelqu'un qu'il considère comme inférieur, c'est à dire sa femme.
En quoi Une maison de poupée est-elle immuable ? Pour diverses raisons. Elle montre les inégalités, avec un homme dominant et une femme soumise. Cette dernière a tout donné pour son époux, pour le bien de toute la famille et à quel prix ?
Cette pièce de théâtre porte un message féministe fort à travers son personnage principal, qui de femme poupée, passé de son père à son mari, s'affirme et décide de penser par elle-même pour elle-même. Le miracle n'est pas celui auquel on pouvait penser...
Rares sont mes lectures de pièces de théâtre, mais celle-ci vaut son pesant de cacahuètes pour son personnage principal, ses thématiques et son dénouement.
Note : 3,75/5
mardi 15 septembre 2020
Pumpkin Autumn Challenge 2020
Une deux trois de Dror Mishani ✔
- Les Chimères de la Sylve rouge (Gothique/Vampire/Créatures de la nuit)
Dracula de Bram Stoker ✔
- Les supplices de la Belladone (Un livre à la couverture noire)
Et les vivants autour de Barbara Abel ✔
Thornhill de Pam Smy ✔
- Esprit es-tu là ? (Fantôme/Fantôme du passé/Famille/Historique/Classique)
Cassidy Blake, tome 2 de Victoria Schwab ✔
Kingdom, tome 13 (et plus) de Yasuhisa Hara ✔
Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz ✔
- Siroter un chocolat chaud sous les saules (Anthropomorphisme/Enfance/Feel Good/Cocooning)
Nick and Charlie d'Alice Oseman ✔
Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera ✔
- Fàfnir ton assiette, sinon pas de piécette ! (Créatures légendaires et fantastiques/Petit Peuple/Féerie/Conte/Légende/Mythe)
Coraline de Neil Gaiman ✔
- A Window to the Past (Sorcière/Sorcier/Magie/SFFF)
Jeanne de Mortepaille, tome 3 de Sophie Noël ✔
- Les rêves d'Aurore (LGBTQI+/Millitantisme)
La fille dans l'écran de Lou Lubie et Manon Desveaux ✘
Le Racisme est un problème de Blancs de Reni Eddo-Lodge ✔
- Sarah Bernhardt, monstre sacré (Dramaturgie/Arts/Pièce de théâtre)
Une maison de poupée d'Henrik Ibsen ✔
- Les écailles de Mélusine (Féminisme/Transformation/Métamorphose)
Speak d'Emily Carroll (d'après le roman de Laurie Halse Anderson) ✔
Peau d'homme de Hubert et Zanzim ✘
- Nausicäa de la Vallée du Vent (Nature Writing/Écologie/Nature/Post-apocalyptique)
Green Class, tome 2 de Jérôme Hamon et David Tako ✔





























































